land of the saint, the devil and the monks

September 18, 2012

From the Pont du Diable, looking up the gorge at the more modern bridges that span the river Hérault, there’s a sense of tough rhythm – scrubby holm oak cascades down the limestone rock face. Looking to the old Roman bridge, the vegetation appears more layered with olives predominating due to the sheltered conditions no doubt. This area has history and it has legends.

One legend concerns this bridge. There are many such legends associated with bridges and the devil in this area. The bridge owes its name to an old legend which claimed that during the construction of the bridge in XIC, the devil came to demolish each night what the men built during the day. One day, Saint Guilhem, of the nearby abbey made an agreement with this one: it could take the heart of the first creature which will pass on the bridge. The men made pass a dog in first and thus could complete the work. Insane of rage, the Devil in vain tried to destroy the bridge without reaching that point and was thrown in water, from where the name “the bridge of the devil”.

History is OK, but my interest dwelt on the contemporary landscaping of exposed aggregate paths and steps – cleanly laid out and well constructed – simple and practical and appropriate. Signage that ‘rolled’ around to give explanation in 4 languages and cor ten steel railings to the side of the ramp with a mild steel hand rail.

I liked the seating and picnic area furniture too – monastic in feel – in a shady terrace overlooking  the small lake created within the river course. It would have been good to see it inhabited though, just to see how it functioned. Visitors at the lake play around in kayaks and swim below the bridge.

I can see how this space  – tha main square in St. Guilhem – le – Désert  –  little way up the gorge works. A trasmocho plane well supported wires and slings where necessary. St Guilhem of the legend  was a childhood friend of Charlemagne and fought under him in later life winning countless military victories. He became a recluse having discovered this valley and built a monastery in the year 800. The abbey became a place of pilgrimage after his death and housed 100 monks. The cloisters are all that remain of the 11C building.

Fish pond and well renovated niches within the cloisters. Sweet face.

A 10km walk circuits the the town and is carved through the dolomitic rock ascending to 500m. The first cliff that confronts the walker is La Bissonne. The path below was a route used by the monks taking sheep up to graze on the plateau.

Part of the walk follows the pilgrim route to St Jacques de Compostelle but I didn’t meet anyone with scallop shells this time. Les Fenetrelles, arcaded walls and butresses were constructed by the monks at the head of the valley looking south east.

View from Max Negre, encompasses the valley floor, Font de Paulier, and the elevation of the natural line of the foothills of Cirque de l’Infernet. An on the top of the world moment. This has become a travelogue  – not what I intended so will wallow in Chanson de Roland.

Roland a mis l’olifant à sa bouche ;
L’enfonce bien, sonne avec grande force.
Hauts son les monts et la voix porte loin :
A trente lieues se répéte l’écho.
Charles l’entend et tous ses compagnons.
Le roi dit “Nos hommes livrent bataille !”
Répond Ganelon : “Qu’un autre l’eût dit,
Ces paroles sembleraient grand mensonges”.
Roland, à grand-peine et à grand effort,
A grande douleur, sonne l’olifant.
Et de sa bouche jaillit le sang clair,
Et de son crâne la tempe se rompt.
Du cor qu’il tient, le son porte fort loin :
Charles l’entend, lui qui passe les ports.
Naimes l’entend avec tous les Français.
Le roi dit “J’entends le cor de Roland.
N’en sonnerait, s’il ne livrait bataille.”
Répond Ganelon : “De bataille, point !
Vous êtes vieux, tout fleuri et tout blanc :
Par vos paroles semblez un enfant.
Vous savez le grand orgueil de Roland :
C’est merveille que Dieu le souffre encore …
Pour un seul liévre, il va sonnant du cor ;
Devant ses pairs doit encor s’amuser…
Comte Roland à la bouche sanglante.
De son crâne la tempe sest rompue.
Sonne l’olifant à grande douleur.
Charles l’entend et ses Français l’entendent.
Le roi dit : “Ce cor a bien longue haleine !”
Répond Naimes : “Un baron y prend peine !
C’est bien une bataille, j’en suis sûr.
L’a trahi, qui vous en veu détourner.
Armez-vous et criez le ralliement
Et secourez votre noble maison :
Assez oyez que Roland se lamente !”
L”empereur sitôt fait sonner ses cors.
Les Français mettent pied à terre et s’arment
De hauberts, heaumes, épées ornées d’or.
Ont des écus, de grands et forts épieux,
Des gonfanons blancs et vermeils et bleus.
Tous les barons montent leurs destriers .
Eperonnent au long des défilés.
D’eux tous, pas un seul qui ne dise à l’autre :
“Si nous voyions Roland encore vivant,
Avec lui nous donnerions de grands coups.”
Mais à quoi bon ? Ils ont trop attendu.
Roland repart, pour parcourir le champ.
Son compagnon Olivier il retrouve.
Contre son coeur étroitement le serre.
Comme il peut, il revient vers l’archevêque.
Sur un écu il étend Olivier,
Et l’archevéque le signe et l’absou.
Lors redoublent le deuil et la pitié ;
Roland dit : “Beau compagnon Olivier,
Olivier, étiez fils du duc Renier
Qui tient la marche du val de Runers
Pour rompre lance et briser les écus,
Pour vaincre et abattre les insolents,
Soutenir, conseiller les hommes sages.
Pour les malfaisants vaincre et écraser,
En nul lieu ne fut meilleur chevalier.”
Le comte Roland, quand voit ses pairs morts,
Parmi eux, Olivier qu’il aimait tant,
S’en trouve ému et se met a pleurer.
Son visage a perdu toute couleur.
Si grand son deuil qu’il ne peut rester droit ;
Le veuille ou non, tombe à terre, pamé.
Turpin (l’archevêque) dit : “Baron, c’est pitié de vous !”
L’archevêque, quand vit Roland pamé,
Ressent de sa vie la plus grande douleur,
Il étend la main et prend l’olifant.
A Ronceveaux se rencontre une eau vive :
Veut y aller, en donner à Roland.
A petits pas il s’en va chancelant,
Mais est si faible qu’il ne peut avancer ;
Force lui manque, trop a perdu de sang ;
Avant qu’il ait pu franchir un arpent,

Tombe, défaille, la tête en avant,
Et le gagne sa mort par dure angoisse.
Comte Roland revient de pâmoison.
Se dressent debout mais agrand douleur.
Regarde en aval, regarde en amont,
Sur l’herbe verte, auprès ses compagnons,
Il voit là gisant le noble baron,
L’archevêque, représentant de Dieu,
Qui crie sa coulpe ; il a levé les yeux ;
Vers le ciel a tendu ses mains jointes,
Prie Dieu qu’il lui donne le paradis.
Voici mort Turpin, le guerrier de Charles,
Par grandes batailles et par beaux sermons,
Contre les paiens il fut son champion,
Dieu lui ait sainte benediction. Chanson de Roland

7 Responses to “land of the saint, the devil and the monks”

  1. elizabeth Says:

    Most envious of your life in Languedoc.
    I will be in England Oct 17-23rd. Will you be there then?

  2. Adam Hodge Says:

    Hi Julia These photos bring back wonderful memories swimming in the big pool below the bridges and swimming up the gorge under the bridges, after a delightful lunch in Montpeyroux having been shown around a factory in St jean de Fos that made gorgeous huge modern Anduze pots.

    Yours

    Adam

  3. Sinclair 3168 Says:

    Looks like a pretty perfect place to become a recluse in… That first photo is a stunning introduction. Lucky you!

  4. julia fogg Says:

    Not now though – full of cars and tourists like me!


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